VOYAGE feu et plume une véritable aventure !
21 mars 2015 — Le stylographe n°47 · Rubriques · Numéros · Les archives · Réseau · Les articles · La Saga
On croit parfois que notre 21e siècle est celui du voyage. Si les déplacements deviennent en effet virtuels et instantanés, l'homme s'est toujours déplacé. Le 19e siècle en particulier a connu une forte activité dans ce domaine. À coté des grands flux migratoires, les voyages d'agrément se sont multipliés, notamment à la faveur des progrès techniques (train, bateau à vapeur). Le voyage permet à l'industrie du même nom de se développer. Les malletiers, en particulier, connaissent un bel essor. Le voyage permet à l'industrie du même nom de se développer. Les malletiers, en particulier, connaissent un bel essor. C'est en 1872 que Simon TISSOT-DUPONT, originaire de Haute-Savoie, reprend un atelier de fabrication de portedocuments de qualité destinés à une clientèle de diplomates et d'hommes d'affaires, après l'incendie de son atelier parisien de carrosserie. Homme entreprenant, il devient le fournisseur des Grands Magasins du Louvre, l'un des plus grand magasin du monde à l'époque, tout en conservant sa propre clientèle. Au lendemain de la 1re guerre mondiale, en 1919, Simon TISSOT-DUPONT alors âgé de 72 ans transmet l'affaire à ses deux fils, Lucien et André. Ils utilisent comme marque commerciale « les fils de ST.Dupont » La production est alors orientée vers les malles de luxe et leurs accessoires. De nombreux artisans de grand savoir-faire sont recrutés et les procédés de fabrication font l'objet de brevets. Dés le début des années 20, l'entreprise emploie 250 personnes et plusieurs artisans indépendants. En 1924, les deux fils DUPONT transfèrent leurs ateliers de la rue Dieu à Paris dans le berceau familial de Faverges, en Haute Savoie. En 1929, Louis Cartier invite Simon dans sa boutique de la 5e Avenue à New York pour y exposer ses malles et valises. C'est à bord du bateau l'amenant à New York, qu'il apprend la crise de 29. En réponse à ce dramatique crash, il décide dés son retour à Paris d'orienter sa production vers encore plus de luxe, pour viser une clientèle qui en sera jamais atteinte par la crise. En 1930, Lucien invente une technique révolutionnaire de tannage, à partir de poudre de diamant qui confère au cuir une solidité et un brillant exceptionnels. L’euphorie de l’entre guerre permet aux deux frères de développer la société dans le faste et au-delà des frontière : «toujours plus beau, toujours plus luxueux» dira Lucien Dupont dont les malles sur mesure commandées aussi bien par Al Capone, que par le baron Maurice de Rothschild ou par le maharadjah de Patiala se vendent le prix d’une maison. Les années 30 se poursuivent dans l’ostentation propre à cette époque: Le mot d’ordre de Lucien Tissot Dupont est de faire «encore plus beau, encore plus luxueux, encore plus cher.» Puis en 1935 une incroyable mésaventure portera ST Dupont vers un tout autre domaine: le savoir-faire de la laque sur métal. La société ST Dupont, recherche à cette époque un artisan plaqueur pour plaquer à l’or fin les accessoires de sa maroquinerie. Une erreur de frappe transforme l’annonce de: « MAÎTRE PLAQUEUR» à « MAÎTRE LAQUEUR».