L'art de l'écritureAccéder à la boutique

Rubriques

VISCONTI WATERMARK DEMO Logo et transparence, au service de l’esthétique.

21 juin 2016 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°51 · Les articles · Visite privée

Visconti a réintroduit l’art de produire des instruments d’écriture à Florence en 1988 après plus de trente ans d’interruption, le dernier fabricant ayant fermé ses ateliers florentins dans les années 1950. Si Visconti est encore une entreprise jeune, fondée en 1988, elle a immédiatement décidé de chercher à produire le meilleur, notamment en investissant dans la recherche et en multipliant les dessins innovants. Visconti produit aujourd’hui une large gamme d’instruments couvrant les besoins de tous les amateurs, avec des produits d’entrée de gamme très abordables néanmoins porteurs des valeurs de la maison florentine. Les innovations lancées par Visconti sont nombreuses et on évoquera, sans exhaustivité, le système de remplissage à dépression, le vissage du capuchon à baïonnette, la fabrication d’attributs en bronze, la production de plumes en titane ou en palladium, l’utilisation de lave de l’Etna ou de marbre pour les corps et les capuchons, les résines mixant les couleurs des tableaux de Van Gogh… Depuis 1993, Visconti se singularise aussi en remettant au goût du jour les habillages ajourés très en vogue dans les années 1910 à 1920, appelés «filigree» dans les pays de langue anglaise. S’il ne s’agit pas à proprement parler de filigranes (en bijouterie antique, décors en fils d’or ou d’argent très intriqués ), ce mot est passé dans le jargon des passionnés de stylos… Dans la production de Visconti, on se souviendra ainsi du stylo produit en série limitée à la suite de l’incendie du musée des Offices ( Uffizi ) à Florence, premier du genre, puis du plus récent «Blue Ripple», en métal bleui, sur corps et capuchon en résine nacrée. La fabrication de ces filigree est complexe : elle suppose le moulage d’un manchon, ensuite découpé avec une grande minutie selon le motif choisi. Pour le dernier-né de la gamme, le Visconti Watermark, les manchons sont en argent massif 925/1000e et des motifs en forme de «V» rappelant le logo de la marque, liés entre eux et de taille décroissante, sont taillés pour former autant de fenêtres ajourées ouvertes sur le corps et le capuchon en résine transparente. Plus de vingt opérations manuelles sont nécessaires pour assurer la finition de ce « filigrane» ! L’effet est saisissant, il dévoile, par transparence, la section et la plume ainsi que le double réservoir d’encre, dont on peut dès lors, à tout moment, contrôler le niveau. Le Visconti Watermark est un grand stylo de forme «flat top». Le sommet du capuchon s’orne du logo de Visconti, cependant que l’extrémité distale du corps, actionnant le piston à dépression, reçoit le numéro de limitation (888 exemplaires produits pour le monde) L’agrafe forme un élégant arc de cercle sur presque toute la longueur du capuchon. Elle est articulée et comporte un ressort pour un meilleur maintien, en poche de chemise par exemple. Un soin particulier est apporté à la finition de chaque stylo, avec des ajustements parfaits témoins d’un processus de fabrication totalement maîtrisé. Le capuchon se visse ainsi avec douceur, comme le piston à dépression d’ailleurs. Ce système de remplissage est propre à Visconti. Il permet de sécuriser l’essentiel de la réserve d’encre, qui dès lors échappe aux effets des variations de pression liées à la température ( stylo transporté en poche poitrine d’une chemise) ou à l’altitude ( stylo transporté en avion). Le mode de remplissage est décrit plus loin dans ces pages, lors du test du Visconti Watermark. Son usage est en fait plus simple qu’il n’y paraît à première vue, et assez naturel pour tous ceux qui auront lu une fois le mode d’emploi ! Le réservoir est généreux et permet ainsi d’écrire longtemps avant de recharger le stylo. L’entretien est simple : il convient de remplir une ou deux fois par an le réservoir avec de l’eau claire, puis de le rincer et d’appliquer ensuite une graisse de silicone sur la tige du piston à la même fréquence. La plume est en palladium, métal précieux plus rare que l’or. Il s’agit d’un métal très pur, du groupe du platine. Il confère à la plume une réelle flexibilité, permettant au scripteur ayant quelque pratique de tracer des pleins et des déliés, s’il souhaite mettre en œuvre cette élasticité. Le Watermark est ainsi un fantastique instrument de signature, donnant un caractère unique à tout paraphe ! Les autres utilisateurs du Visconti Watermark moins calligraphes seront aussi séduits par la grande douceur de la pointe d’iridium sur le papier, témoin d’un polissage parfait.Tous apprécieront de pouvoir choisir parmi 6 largeurs de plumes, des plus habituelles, fine (F), moyenne ( M ) ou large (B), aux plus originales, extra-fine (EF), extra-large (BB) ou calligraphique dite «stub» (S). Enfin, les amateurs de roller ne seront pas déçus, puisque le Watermark existe dans ce mode d’écriture… Le stylo est livré dans un écrin de luxe en bois que les amateurs pourront poser sur leur bureau pour accueillir leur Watermark entre deux séances d’écriture.