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Sur Le Capuchon, Le Cartouche De La Mythique Cléopâtre.

8 juin 2006 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°15 · Les articles

Sur le capuchon, le cartouche de la mythique Cléopâtre. Le sceau en hiéroglyphes de la dernière reine de la dynastie des Ptolémée, côtoie la fameuse pierre de Rosette. Cette stèle de granit noir, découverte par des soldats de Napoléon Bonaparte dans un village de l'embouchure du Nil, permit au jeune prodige français, Jean-François Champollion, de déchiffrer enfin les hiéroglyphes égyp- tiens, en 1822. Elle portait un même texte écrit dans trois écritures différentes : grec copte,démotique et hiéroglyphes. Un fragment de document en copte, variante du grec utilisé en Égypte du temps des Ptolémée, est d'ailleurs reproduit ainsi qu'un exemple d'écriture en démotique, cette langue populaire, créée pendant la 25ème Dynastie. C'était une version simplifiée de l'égyptien royal, utilisée surtout dans les textes administratifs. L'énigmatique Sphinx, gardien des Pyramides qui défient le temps, coudoie Thot, dieu des scribes et de la sagesse à qui les égyptiens attribuaient l'invention de l'écriture. C'est pharaonique. L'agrafe cannelée, réplique d'une pièce du musée Montegrappa des années 30, évoque les colon- nes, en faisceaux de papyrus, reproduites dans la pierre pour imiter la nature.