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Sailor, Namiki , Montblanc : Entre La Plume, Le Sabre Et L’Épée…

22 février 2008 — Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles · Le stylographe n°21

Après les vingt premiers numéros du « Stylographe », il nous a paru opportun et nécessaire de consacrer cette rubrique à des instruments d'écriture qui sont, soit des incontournables, soit des nouveautés sélectionnées et testées par la rédaction. Ceux qui font l'objet de ce « sous la loupe » sont passés entre les mains de Jean-Pierre Guéno, rédacteur en chef des éditions Radio France et amateur de stylos, et entre celles de Denis Besse et de Jean Buchser, collectionneurs d'instruments d'écriture de prestige. Vous l'avez compris, cette rubrique sera une sorte de vade me cum qui vous sera des plus utile lors de vos prochaines acquisitions. Il en est parfois des stylos comme des montres ou des voitures : lorsqu'ils conduisent, lorsqu'ils cherchent l'heure ou lorsqu'ils écrivent, certains « amateurs avertis» peuvent souhaiter disposer d'un instrument à la fois utile, beau, et prestigieux, valorisant celui qui l'utilise et celui qui le contemple. Un signe ostentatoire de prospérité et de savoir-vivre en quelque sorte… Montblanc fait partie du club fermé de ces marques, de ces griffes qui s'imposent et qui en imposent… Avec Sailor et surtout Namiki, on franchit une frontière de nature différente dans le domaine de l'écriture ; pour ceux qui veulent aller encore plus loin : acquérir une œuvre d'Art et échapper au temps... Il s‘agit alors plus encore que de savoir-vivre : il s'agit de savoir-être… Qu'il s'agisse de l'ingénierie et des mécanismes de précision injectés par Montblanc dans la fabrication du Bohème, des prodiges imaginés par les grands maîtres laqueurs pour Namiki, ou de l'incroyable savoir-faire qui est celui de Sailor pour le façonnage de ses plumes, les trois marques nous rappellent que chacun des stylos qu'elle produit est à la fois un chef d'œuvre de précision, un blason très personnel, un objet porteur de mémoire , et peut même devenir à lui tout seul, lorsqu'il est enluminé, une encyclopédie visuelle et une forêt de symboles. Le collectionneur que je suis serait prêt à céder 5 stylos fétiches de sa collection pour acquérir l'Empereur dans sa version la plus sobre, et pour y appliquer jour après jour, les enluminures de son imagination. Acheter un tel stylo c'est acheter du rêve, du sens et de l'art. Un soupçon d'essentiel qui se situe quelque part entre la rigueur et le tranchant du sabre, la douceur de la plume et la pointe de l'épée. Jean-Pierre Guéno