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Tant Vaut La Plume, Tant Vaut Le Stylo. Par Pierre Haury

20 avril 2007 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°18 · Les articles

CET EXTRAIT D'UNE PUBLICITÉ DES ANNÉES 30 MONTRE LE CHEMIN PARCOURU EN TROIS QUARTS DE SIÈCLE DANS LES CRITÈRES D'APPRÉCIATION DU STYLO. CETTE PUBLICITÉ NE PREND EN COMPTE QUE LA PLUME CE QUI, DURANT CES ANNÉES LÀ, ÉTAIT TOUT À FAIT NORMAL CAR LE STYLO ÉTANT UN OBJET INDISPENSABLE, UNIQUE EN SON GENRE, DEVAIT DONNER SATISFACTION POUR ÉCRIRE, ET POUR ÉCRIRE C'EST EN EFFET LA PLUME QUI COMPTE. « Plume en Or » était un argument de vente, car un stylo de qualité devait nécessairement en avoir une. Aussi, certains fabricants valorisaient- ils des modèles ordinaires en les équipant de plumes qui étaient de mauvaise qualité, perdaient leur pointes, ou se déformaient en raison de leur faible poids en or. La qualité des plumes en or ne se posant plus comme autrefois, maintenant quand on choisit un stylo, si la plume convient, c'est l'esthétique qui joue un rôle déterminant. Cette tendance a conduit à la difficile recherche de formes nouvelles pour un objet dont la nature même en limite les possibili- tés d'innovation; c'est aussi l'utilisation des matériaux les plus divers ou encore la mise…