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POUR QUE L’ENCRE N’EFFACE NI LE PASSÉ, NI L’AVENIR

21 juin 2016 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°51 · Il était une fois · Les articles

En 2016, l’humanité est prise en sandwich : elle doit gérer l’encre du passé et celle de l’avenir. Depuis plus de dix ans, la Commission européenne et les grands établissements chargés de la conservation et de la transmission des traces de la mémoire de nos cultures, telle la Bibliothèque nationale de France, ont bâti des programmes de recherche de portée mondiale pour la protection et la sauvegarde des documents et des archives historiques contre la corrosion de l’encre ferrogallique. Il faut stabiliser les manuscrits. Il était jusqu’à présent admis que l’altération des papiers provoquée sur les manuscrits anciens par la présence d’encres ferro-galliques résultait principalement de deux phénomènes : l’hydrolyse et l’oxydation. En 2011, des scientifiques du Centre de recherche sur la conservation des collections (Muséum national d’histoire naturelle/CNRS/ministère de la Culture et de la Communication) et de l’Université d’Anvers en Belgique ont démontré que l’oxydation est le processus dominant de la dégradation des manuscrits et que ce phénomène pourrait être inhibé par une…