Marc Lambron, le guetteur du quai Conti
21 septembre 2016 — Rubriques · Rencontre avec · Numéros · Le stylographe n°52 · Les archives · Les articles
Il est une minorité d’académiciens dont on peut s’étonner qu’ils aient été admis sous la Coupole. Il en est d’autres qui y ont trouvé une place légitime et méritée. C’est le cas de Marc Lambron. Il est depuis longtemps écrivain, journaliste, critique littéraire et conseiller d’Etat. Il n’a pas soixante ans. Il occupe aujourd’hui le 38e fauteuil de l’Académie française, qui a accueilli avant lui dix-neuf prédécesseurs parmi lesquels Malesherbes, Thiers, Henri Martin, Ferdinand de Lesseps, Anatole France, Paul Valéry, Jean Louis Curtis et François Jacob. Dans ses romans, dans ses critiques, dans ses chroniques, dans ses pamphlets, Marc Lambron brille par son style. Il taille les mots avec sa plume comme d’autres taillent les diamants. On savoure sa prose. Il est un croqueur de vie. Il a le don du portrait, comme dans l’une de ses chroniques, publiée sur le seul site web du Point en 2013, lorsqu’il dépeint le profil d’une femme qui a aimé son frère : «Le nez en l’air, la jupe courte, c’était le prototype de l’étoile de préfecture en incandescence juvénile avant l’extinction…