FRANÇOISE NYSSEN on dirait le sud
21 mars 2016 — Rubriques · Rencontre avec · Numéros · Les archives · Le stylographe n°50 · Les articles
Il y a une dynastie Nyssen. On ne transmet pas uniquement la couleur des yeux et des cheveux de ses enfants dans ses chromosomes : depuis sa grand-mère Suédoise sortie de sa neutralité pour venir soigner les blessés de la Grande Guerre dans les tranchées jusqu’à son père Hubert Nyssen qui avait choisi de créer et d’installer sa maison d’édition à Arles pour écrire ses livres et publier ceux des autres, l’éditrice Françoise Nyssen appartient à cette catégorie d’êtres humains qui ont choisi de s’occuper des autres, de « s’occuper des gens » pour mieux les servir, pour mieux les guider. Elle aurait voulu être médecin. Elle est devenue chercheuse en biologie avant de se passionner pour l’urbanisme en militant dans les comités de quartier de Bruxelles. Et puis la vie a fait d’elle le capitaine d’Actes Sud, l’ancien «Atelier de cartographie thématique et statistique» (Actes) fondé en 1969 par son père et son premier mari dans une bergerie provençale et qui, depuis 1983, fait l’honneur de la ville la plus étendue de toutes les communes de France, grande comme trois fois Marseille et sept…