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Et Même Si Mon IntéRêt Pour La Complexité Des Sentiments Humains Est Un Lien Entre Mes Romans, Dans Chacun D'Entre Eux Je M'Efforce D'Aborder Un Thème Différent.

11 septembre 2006 — Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles · Le stylographe n°16

MCS. On dit que vous êtes arrivé à l'écriture par hasard ? ML. C'est vrai, mais j'ai toujours écrit pour moi, pour mes proches. « Et si c'était vrai… », je l'ai écrit pour raconter une histoire à l'homme qu'allait devenir mon fils. Tanné par ma sœur, j'ai envoyé mon manuscrit aux éditions Robert Laffont pour me débarrasser de sa pression, et quand ils m'ont appelé pour me dire que ça les intéressait, j'ai cru que c'était une blague… Vous connaissez la suite. MCS. De l'architecture à l'écriture, de l'écriture avec des volumes à l'écriture avec des mots, peut-on dire, qu'il y a une certaine continuité ? ML. Non, il n'y a pas de continuité, même s'il y a une similitude dans l'approche. C'est, dans les deux cas, une vision globale d'éléments dissociés que l'on imagine une fois assemblés et, au niveau du raisonnement, c'est la capacité de projeter dans sa tête une image de ce que quelque chose qui n'est pas encore pourrait être. MCS. Dans votre premier livre, vous évoquez le thème de l' « élasticité du temps », est-ce un thème récurrent ? ML. Non! Et même si mon intérêt pour la…