« QUE LA MONTAGNE EST BELLE... » -MONTEVERDE «MONTAINS OF THE WORLD» MONT FUJI
21 septembre 2015 — Les tests sous la loupe · Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles · Le stylographe n°48
Yafa, basé en Californie, est un groupe créé en 1978. Il porte aujourd'hui de nombreuses marques et produit ou distribue de très nombreux instruments d'écriture, au rang desquels Monteverde. Son fondateur et président, Yair Greenberg, a ainsi donné son patronyme, traduit en italien, à cette marque de stylos accessibles et « trendy ». Parmi sa large production, Monteverde propose une série, baptisée « Montagnes du monde », qui rend hommage à trois pics mythiques, le K2 dans le massif de l’Himalaya, le Kilimandjaro en Tanzanie et le mont Fuji sur la côte sud de l'île japonaise de Honshu. Chaque modèle est proposé en acrylique aux couleurs du massif considéré. Je teste ici le Mont Fuji... Si j'ose dire : je n'ai jamais gravi les 3776 mètres du point culminant du Japon ! On connaît les photos de la montagne sacrée avec son sommet couvert de neige. La résine ici utilisée mêle le blanc, le vert, le brun et le bleu et évoque les teintes de cette montagne que gravissent chaque année entre 100 et 200000 personnes. Les attributs sont chromés. On note une quadruple bague de capuchon, assortie au clip arqué et généreux. La section est en résine noire et comporte une bague chromée à son extrémité. Elle porte une grande plume en métal, sobre et bien proportionnée avec le stylo. L'ensemble est assez surprenant, avec cette résine exclusive, et je me garderai bien de tout jugement esthétique, par trop personnel, mais j'ai constaté au cours de ma semaine d'essai que ce Mont Fuji ne laissait pas indifférent et que les avis étaient contrastés… Le Kilimandjaro ou le K9 sont plus consensuels. Avant d'émettre un avis qualitatif, je me remémore le prix, mesuré, de ce stylo. L'impression de qualité est en cohérence avec ce prix : la section et la plume sont simples, le capuchon vissant donne le sentiment que la matière «accroche» un peu, mais les attributs demeurent correctement ajustés et j'ai en tête des stylos plus chers qui ne sont pas mieux finis… L'équilibre en main de cet assez grand stylo est bon. Le Mont Fuji est léger et on peut poster le capuchon si on le souhaite. Les doigts trouvent leurs appuis sur une section généreuse. Le remplissage se fait à l'aide d'un converter ou d'une cartouche. L'encre parvient au conduit de manière satisfaisante. Le contact de la plume en acier est doux sur le papier et celle-ci présente une certaine flexibilité. Le débit est bon et on trouve un réel agrément à tracer des lettres. Sans génie particulier, mais sans défaut, ce Mont Fuji remplit honnêtement son rôle d'instrument d'écriture. Tous ceux qui trouvent ce stylo sympathique pourront donc «craquer», d'autant que son prix le rend tout à fait abordable. Reprendrais-je pour autant à mon compte les paroles de Jean Ferrat ? À vous de me le dire…