Pilot L Capless Un Modèle Unique À Ne Pas Éviter. Par Jean Buchser
1 juillet 2010 — Le stylographe n°29 · Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles
Encore un incontournable de chez Pilot. Le fabricant japonais a lancé son premier Capless en 1964, à une époque où tout le monde ne jurait que par les stylos à bille. Aujourd'hui, le Capless est et demeure unique. Pas de capuchon (Capless). Pas de dévissage ou de désencliquetage inutile. Pas de chute de ce « morceau » de stylo que connaissent à leurs dépens ceux qui ne le postent pas... Un clic et un seul ; et la plume, presque aussi petite qu'une pointe bille s'extrait du sommet du stylo... Le Capless ne ressemble à aucun autre stylo. Il est simplement...différent ! Le Capless est, dans cette finition graphite, très actuel. Il s'agit d'un manchon laqué noir, re- vêtu d'une répétition de petits motifs gris-argent. A son extrémité supérieure, un enjoliveur rhodié abrite l'orifice d'où sortira la plume. Un clip oblong prend appui sur cet enjoliveur. Le corps est en deux parties, séparées par une bague décora- tive creusée d'une gorge. Une tige rhodiée s'extrait de l'extrémité inférieure et l'on devine qu'elle coulisse dans le manchon. Une pression sur le bout de la tige confirme cette intuition. Elle s'enfonce dans le corps du stylo et propulse la plume vers l'extérieur d'environ 6 à 7 millimètres alors que le clapet métallique qui occulte l'orifice s'efface devant la pointe en or rhodié. Le Capless est prêt à écrire, d'un simple « clic », comme le serait un «stylo-bille» basique... Il fallait y penser, et l'oser, Pilot l'a fait ! Le Capless s'utilise d'une seule main, alors que tous les stylos du marché mobilisent les deux mains pour être en mesure d'écrire, sauf à se livrer à des acrobaties digitales ou à s'aider des dents, ce que je ne saurais ni conseiller ni cautionner ! Simple et... génial. Les nombreux adeptes du Capless ne s'y sont pas trompés, ce stylo est le plus pratique qui soit... en tout cas pour écrire ! Le remplissage est plus « technique »: il faut dévisser le corps, extraire le support de la petite mais longue plume, retirer le capotage de la cartouche (Pilot exclusivement), changer celle-ci, et replacer l'ensemble dans le corps en s'aidant du guide prévu à cet effet, avant de revisser les deux parties du corps. Au passage, profitez de cette « dissection » du Capless pour en apprécier la finition. Quel est le rendement de cette plume dont vous aurez pu apprécier la forme très particulière lors de l'opération de remplissage ? On se souviendra que la plupart des plumes japonaises présentent un décalage d'écriture dans la gradation des largeurs par rapport à leurs homologues européennes : ainsi une plume « M » correspondra souvent à une plume fine chez nous. Ceci étant dit, lorsque vous aurez choisi la plume adaptée, elle révèlera ses qualités. Le débit est parfait. La pointe d'iridium glisse très bien sur le papier, la prise en main est aisée et le clip ne gêne pas, alors qu'il est situé à un emplacement surprenant, entre le pouce et l'index. Il guide ainsi la prise en main et rend quasi impossible toute tentative de tenir la plume de biais par rapport au papier, ce qui est un point positif à mes yeux. Le Capless existe dans de nombreuses finitions et plusieurs versions. Son prix est contenu. Le succès com- mercial indéniable du stylo s'explique en partie par cet aspect, mais surtout par son côté original et son usage pratique pour tous les scripteurs pressés. «Le Capless ? Une légende sans capuchon, à ne pas manquer !»