«ON N’ÉCRIT PAS MOINS QU’AVANT,ON ÉCRIT DIFFÉREMMENT»
21 juin 2016 — Rubriques · Rencontre avec · Numéros · Les archives · Le stylographe n°51 · Les articles
«Avec les progrès de l’alphabétisation dans le monde, il y a plus de personnes qui écrivent qu’il y a dix ans, même si on écrit autrement. Au-delà des clients traditionnels de l’écriture, il nous faut recruter les « young urbans», parce que c’est aujourd’hui qu’on forge avec eux les relations qu’on développera demain. Le premier moyen est d’utiliser des moyens de communication pertinents avec leur mode de vie. Plus de présence sur les réseaux sociaux et le choix de Hugh Jackman et Charlotte Casiraghi comme ambassadeurs, c’est le moyen d’attirer fortement leur attention vers l’écriture. Le deuxième moyen consiste à travailler sur le produit lui-même en y ajoutant des fonctions e-refill, e-writing ou 2 en 1. Comme, par exemple, une recharge qui permet avec un fine liner d’écrire sur un support d’iPad. Dans les nouveaux Extrêmes, nous l’avons même inséré dans le cône du stylo. Bien plus élégant qu’un stylus en caoutchouc noir, il rentre dans la partie métallique et n’est pas visible. En fait, nous nous associons au mode d’écriture différent des «young urbans». Nous ne nions pas l’importance de l’écriture numérique, nous nous y accrochons. C’est, là encore, ce que nous avons fait avec le e-strap, le bracelet électronique qui se lie à la montre avec les différentes fonctions.La meilleure façon pour le luxe de traiter la technologie c’est d’accessoiriser la technologie, de faire de la technologie un accessoire de luxe et pas l’inverse. Il faut savoir qui intègre l’un ou qui intègre l’autre. De toute façon, ce sera l’un ou l’autre, c’est contextuel. En revanche, notre pari, c’est de savoir où est la priorité, où est le point de focus. Et en faisant cela, on gère en plus la dichotomie de valeur entre un produit de luxe qui a vocation à durer dans le temps et un produit technologique qui a vocation à disparaître dans le temps.»