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Montegrappa L Nerouno

22 février 2008 — Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles · Le stylographe n°21

La première fois que j'ai vu le NeroUno, c'était lors d'une expo- sition de stylos et montres au Palais Brongniart. Le directeur de la marque Montegrappa était très heureux de me montrer en avant première son nouveau stylo, qui allait bientôt être un succès. C'est quelqu'un que j'apprécie, je l'ai donc écouté poliment, rêvant aux autres achats que je pourrais faire lors de cette exposition. Et puis, en fin d'année 2007, j'ai vu une publicité pour un stylo au nom imprononçable : NeroUno, en un mot, en deux mots. La version numéro un d'un stylo incendiaire ?? Collectionnant les instruments d'écriture, étant dans ma période sobre, ma curiosité m'a entrainé vers le revendeur le plus proche. Au premier contact avec mon futur NeroUno, je fus immédia- tement enthousiaste : un look assez proche du Paragon de OMAS, mais beaucoup plus modeste. Un octogone noir, sobre, avec les parements de couleur argent. Léger (32 g), d'une dimension qui n'est pas trop imposante (14 cm), sans être trop petit, il est séduisant dès le premier contact. Un Montegrappa sobre, élégant. Celui-là, je pourrais l'utiliser en réunion, sans focaliser les regards. J'ai tout de suite apprécié l'agrafe et son extrémité, une mini roulette qui rendra aisée son insertion dans ma poche intérieure. Vint le moment du premier test : dévissant le couvercle, le premier contact fut assez décevant : une toute petite plume effilée, comme un nez de dauphin surmontée d'une bague qui aurait pu ne pas exister. Bouteille d'encre, premiers pas ; et... émerveillement ! Cette petite plume, tout comme des enceintes d'étagère délivre des sensations exquises : souple, très souple, pour moi qui aime les écritures sensuelles, mon NeroUno s'est immédiatement mis à vivre sous mon ins- piration, rapide, réactif. Semi convaincu par son élégance et sa facilité à l'apprivoiser, j'ai failli renoncer devant sa sobriété. A toutes fins utiles, j'en ai demandé le prix. """"Un Montegrappa à ce prix ?"""" J'ai donc décidé de l'acquérir sur le champ ! Depuis lors, alors que je n'emporte chaque fois que des stylos plumes, trois ou quatre, que j'en change chaque semaine, mon NeroUno est en permanence dans mes poches. Je l'ai affublé d'une écriture violette, comme à l'école d'antan. Et chaque semaine, je le reprends pour une nouvelle semaine. Bien sûr tout n'est pas parfait, loin s'en faut, mais il reste à ce jour mon compagnon fidèle pour chacun de mes écrits quotidiens. Bien sûr, la finition n'est pas parfaite : de l'espace entre le corps et la bague octogonale du sommet ; absence de convector, un remplissage où la bague ne s'est pas dévissée comme il se doit (photo), qui a donné cette impression de finition imparfaite. Et puis, bien sûr, au bout de deux mois d'utilisation (abusive ?) et de coexistence avec d'autres stylos dans mes poches, le corps et le capuchon vieillissent plus vite que ses voisins de poche : outre les traces de doigts qui persistent (normal pour les stylos de cette couleur), des traces de rayures qui apparaissent un peu trop vite, un noir dont le brillant d'émousse très vite, et qu'on a envie de raviver. J'ai dans les mains le meilleur instrument d'écriture pour ceux qui veulent se lancer dans la formidable aventure des stylos plumes modernes, sans y investir de trop fortes sommes au début. Toujours prêt dès l'ouverture du capuchon, je n'ai jamais eu à fulminer pour cause de défaut d'arrivée d'encre. Toujours prêt, mais aussi tellement confortable, des heures durant, léger sans l'être trop, équilibré, géométrique sans que son """"octogonalité"""" ne soit blessante, tellement souple, malgré sa mini plume, j'ai, je le pense, trouvé le meilleur compromis que j'ai rencontré depuis des années entre élégance - confort - coût. Essayez-le, je pense que vous ressentirez les mêmes sensations que celles que j'éprouve chaque jour. Denis Besse Stylo plume NeroUno * conseillé l