DE NOS PICTOGRAMMES Tout est parti d’une pierre de granite noire, d’un fragment de stèle utilisé comme matériau de construction pour des fortifications dans la ville de Rosette, dans le delta du Nil. Les lettres de Champollion à ses collègues sont truffées de hiéroglyphes…
UN JOUR, UN TRÉSOR Par Jean-Pierre Guéno LES ANCÊTRES DE NOS PICTOGRAMMES Tout est parti d’une pierre de granite noire, d’un fragment de stèle utilisé comme matériau de construction pour des fortifications dans la ville de Rosette, dans le delta du Nil. Les lettres de Champollion à ses collègues sont truffées de hiéroglyphes enrobés dans sa belle écriture aussi facile à lire qu’à déchiffrer. La pierre de Rosette La pierre de Rosette, qui appartient aujourd’hui aux collections du British Museum et dont on trouve une réplique à la Bibliothèque nationale de France, porte trois versions d’un même texte. Parmi celles-ci, la version en démotique, qui retranscrit phonétiquement des noms étrangers. L’ensemble a permis à Champollion de tout déchiffrer entre 1822 et 1824. Les utilisateurs des signes qui indiquent la direction des toilettes ou du wagon restaurant ont-ils conscience du fait que ces pictogrammes d’aujourd’hui renvoient à une histoire d’idéogrammes vieille de six mille ans ? S Crédits Photos : Tous droits Réservés