Le premier contact des enfants avec le livre a été pendant longtemps symbolisé par les distribution des prix lors des fêtes de fin d’année, à l’école primaire, au seuil des grandes vacances. Pour beaucoup d’entre eux, c’était leur premier livre ou, dans tous les cas, celui qui…
MÉMOIRE DE LIVRES Par Jean-Pierre Guéno LA MÉMOIRE DES LIVRES DE PRIX Le premier contact des enfants avec le livre a été pendant longtemps symbolisé par les distribution des prix lors des fêtes de fin d’année, à l’école primaire, au seuil des grandes vacances. Pour beaucoup d’entre eux, c’était leur premier livre ou, dans tous les cas, celui qui ne leur venait pas de leurs parents mais d’un tiers institutionnel... Après l’effort venaient la récompense et la perspective de la lecture comme distraction estivale. Longtemps, les livres de prix ont été des livres à couverture rouge, riches en décorations et en arabesques florales, frappés d’ors et richement illustrés, à l’intérieur, de dessins, d’estampes et de gravures. C’est Fénelon qui a proposé le premier, au XVIIe siècle, d’attribuer, en guise de récompense dans le domaine de l’éducation, « des livres dorés ». Cette forme de rétribution s’est alors développée dans certains grands collèges jésuites avec des choix orientés vers les auteurs antiques et vers ceux de la Compagnie de Jésus. Ex-praemio 1849 Honorer une élite d’écoliers Ce…