Mcs : Après Avoir Vu Votre Pièce, La Première Chose Qu'On A Envie De Vous Demander C'Est D'Où Vient Cette Souffrance ?
8 juin 2006 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°15 · Les articles
AS : Je ne sais pas vraiment, je suis très sensible et très réceptive. Quand on est auteur on vole des bouts de vie à tout le monde. Il y a de moi dans le personnage mais pas tant que ça. Passer par l'histoire avec un grand H, c'est un moyen de toucher toutes les histoires personnelles. Pour la jeune fille de la pièce, c'est la seule façon d'exprimer une souf- france respectable, une souffrance qui appartient à l'humanité. J'avais besoin de l'écrire, et il y a eu un phé- nomène autour de cette pièce car dans la salle il n'y a pas que des vieux, que des juifs ou que des blondes ! En fait, c'est la douleur d'un enfant qui ne s'est pas senti aimé.