L’Omas Milord Wild ? Milord, Ce Smoking Vous Va Si Bien !
Le stylographe n°24 · Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles
Écho au clip, elle est aussi plus massive que la bague délicate des « anciens » Omas. S'agissant du corps, dodécagonal, une bague plaquée palladium vient enjoliver la jonction avec le bouton du piston. Le stylo est bien équilibré en main, et l'on écrira sans capuchon posté. La section (bloc plume) en cellu- loïd wild ne comporte pas de facette mais une bague facettée orne son extrémité d'où émerge une plume or 18 carats rho- diée. La plume du Milord wild est finement gravée et son esthétique s'intègre bien à l'ensemble, même si la taille du stylo aurait supporté une plume encore plus grande. Suivant une évolution conforme aux attentes supposées du marché, elle est relativement rigide, quoique douce sur le papier (en plume « F » testée ici). Le piston se remplit aisément et le débit d'encre est très régulier. Les amateurs de plumes sou- ples Omas devront se faire à ces nouvelles plumes censées ne pas désorienter ceux qui écrivent habituellement à la bille et appuient fortement sur leurs instruments… La qualité d'ensemble apparaît remarquable. En particulier la lèvre du capuchon est épaisse, ce qui limite les risques de fissure en cas de choc. Les pièces rapportées sont inté- grées avec soin et la finition semble excellente. Ce soin dans la fabrication est une évolution heureuse à porter au crédit d'Omas qui allie dans ce Milord la légitimité esthétique et la rigueur technique. Le modèle existe aussi en très grande taille (le Paragon) et en roller, en bille ou porte-mine. Le prix du Milord plume est conforme à la réalité du marché de gamme moyenne haute et ne devrait pas freiner la diffu- sion de ce bien beau stylo.