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LES TROPHÉES DU STYLOGRAPHE

21 décembre 2015 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°49 · Les trophées du Stylographe · Les articles

Grand collectionneur de cochons, il a entamé une collection moins comestible de Molière et de César. Le peintre illustrateur de presse Nicolas Vial officiait pour le Trophée du Design. Dessinateur au journal Le Monde depuis plus de trente-sept ans, il a signé des dessins pleine page pour accompagner la première année d’existence du Figaro Magazine. Deux thèmes obsèdent ce «peintre de la marine» : celui de la mer et les bateaux et celui de l’écrit, de ses supports, de ses outils. L’écrivain Patrick Roegiers portait à bout de bras le lourd Trophée de l’Innovation. Ce Français d’adoption a des relations compliquées avec sa Belgique natale. Son dernier roman, «L’autre Simenon», dévoile certains aspects mal connus de la carrière d’un auteur mythique. L’autre Simenon, c’est donc Christian, le frère de Georges, fasciné par le rexisme, puis par le nazisme, et c’est aussi l’autre Georges Simenon qui a veillé à gommer aux yeux de ses fans le revers de sa propre médaille. Dominique Blanchecotte a remis le Trophée de l’Écriture au Quotidien. Déléguée générale de la Fondation La Poste, elle a connu les grandes entreprises liées à l’Etat : Air France, la RATP et La Poste. Il était naturel que la Fondation la Poste, qui assure la promotion de l’écriture comme facteur de développement culturel et de cohésion sociale, défend les couleurs de l’art épistolaire et lutte contre tous les illettrismes, soit associée à l’écriture dans ce qu’elle a de plus quotidien. Sandrine Treiner véhiculait les ondes positives du Trophée du Stylo Féminin. Écrivain et journaliste, elle est une productrice de France Culture et vient de reprendre la direction de la célèbre station après avoir été l’adjointe de son ancien directeur, Olivier Poivre d’Arvor, pendant plusieurs années. Ancienne du Monde et de France 3, longtemps rédactrice en chef et coproductrice de l’émission « Un livre, un jour», présentée par Olivier Barrot, puis rédactrice en chef-adjointe de l’émission quotidienne «Ce soir ou jamais», animée par Frédéric Taddeï, Sandrine Treiner avait le profil parfait pour diriger la chaîne culturelle de radio France. Eric Giacometti, journaliste et écrivain de thrillers, jonglait avec le Trophée du Stylo Masculin. Coauteur avec Jacques Ravenne de la série à succès «Antoine Marcas, flic franc-maçon», vendue à 2 millions d’exemplaires en France et traduite dans 17 pays, il a naturellement passé le flambeau à son ami et complice Jacques Ravenne pour le Trophée de l’Exception. Jacques Ravenne est auteur de romans policiers et par ailleurs éditeur et scénariste ainsi qu’auteur de livres sur Sade. Pour finir, le dernier et non des moindres, l’écrivain Daniel Picouly est entré en scène pour remettre le Grand Trophée de l’année 2016. S’il ne fallait citer que deux titres de livres de cet homme qui n’a jamais perdu le regard de son enfance, il faudrait évoquer «La faute d’orthographe est ma langue maternelle», publié en 2012, et surtout son dernier bébé, «Le cri muet de l’iguane» (Albin Michel). Dans ses fonctions de président, lorsqu’il a remis le Grand Trophée du Stylographe, Daniel Picouly a été assisté par Luiz Leite, qui figure sans doute parmi les plus grands collectionneurs européens de stylos à plume. Toute la soirée 2015 a été placée sous le signe de Nicolas Vial, dont les œuvres consacrées à l’écrit ont servi de fil rouge. Dix œuvres pour accompagner dix trophées, dont une création étonnante et inédite qu’il a réalisée après l’assassinat des collaborateurs de Charlie.