Le stylographe n°47

Le stylo à plume : un réservoir d’innovations ? « Le stylo qui ne tombe jamais en panne sèche ! Parce qu’il se remplit quand on ne s’en sert pas »

21 mars 2015 — Le stylographe n°47 · Rubriques · Numéros · Les archives · Innovations · Les articles

C’est le slogan d’une publicité de 1935 qui met en scène Iris Adrian, une actrice américaine de la Paramount vantant les mérites d’un stylo à plume. Iris Adrian a visiblement épilé ses sourcils et les a redessinés avec un stylo de maquillage… Alors qu’elle brille de toute la splendeur de ses 23 ans, elle fait cette année-là les délices d’un congrès national des inventeurs qui se tient à Hollywood. L’innovation dont elle est l’ambassadrice est un peu limite : le stylo est plongé dans un réservoir lorsqu’il ne sert pas et il s’y remplit sans doute par capillarité... L’homme a mis cinq millions d’années pour apprendre à écrire et quatre mille ans avant que l’écriture ne devienne, grâce au stylo à plume, l’art de la caresse et du baiser de l’encre de la plume sur le papier. Après que l’écriture n’a été si longtemps que l’art de griffer ou de gratter pour des Occidentaux qui méprisaient l’art d’écrire au pinceau, le stylo lui injecta cette sensualité dont 45 Etats des Etats-Unis et la Finlande voudraient aujourd’hui nous priver en condamnant les écoliers du futur aux seuls amours…