«Chacun doit pouvoir trouver le salut comme il le désire»
21 mars 2015 — Le stylographe n°47 · Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles · Gros plan
Ainsi libéré, il reprend ses études, correspond avec Voltaire et adhère à la Franc-Maçonnerie. Il cultivera aussi dès lors l’art de la dissimulation. Quand il arrive au pouvoir, en 1740, le jeune roi fait preuve d’une remarquable ouverture au monde. Derrière le monarque qui semble poursuivre froidement ses intérêts, se cache un esprit éclairé aux multiples talents surprenants. Frédéric se consacre intensément à l’étude de la philosophie, de l’histoire et de la poésie. Il échange de nombreuses lettres avec Catherine la Grande et lui dédie plusieurs poèmes. Son intense correspondance avec Voltaire, le philosophe des Lumières, a traversé les siècles. C’est aussi un bon joueur de flûte qui aime participer à des concerts privés. Dans les hauts et les bas de la politique d’hégémonie européenne, Frédéric II fait preuve d’une formidable habileté stratégique. Sous son règne, la Prusse entre dans le cercle des grandes puissances. Parallèlement, sa politique est empreinte de ses idées réformistes. Il se nomme lui-même «premier serviteur de l’État» et choque l’Europe en abolissant la torture.…