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Les tests sous la loupe

LE ROUGE & LE NOIR…-VISCONTI OPERA METAL MONZA

21 septembre 2015 — Les tests sous la loupe · Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles · Le stylographe n°48

On se souvient de l’émoi que suscite Julien Sorel chez les femmes qu’il côtoie… Jeunesse et nouveauté dans des univers classiques, autant de motifs d’étonnement et de séduction. Jeunesse et nouveauté. En découvrant le nouveau Visconti Opéra Monza noir et rouge, je ne peux m’empêcher de penser à ce personnage central de l’œuvre éponyme de Stendhal. Il suscite immédiatement de la curiosité, voire de la fascination. Il étonne parce qu’il est réellement jeune et nouveau. Visconti, maison florentine dont les origines remontent à 1988, est vite devenu un acteur incontournable de la scène stylographique mondiale. En 2003, la ligne Opera est lancée et devient une icône de la marque avec sa taille généreuse, sa ligne, où le cercle et le carré se mélangent pour une ergonomie améliorée, et ses qualités d’écriture. Depuis 2003, le stylo a évolué en intégrant les nouveautés Visconti. La fermeture du capuchon, à baïonnette, est rapide comme un encliquetage, fiable comme un pas de vis. La plume, de forme tubulaire, dite «Smart Touch», est en «Chromium 18». Sa forme est celle d’un tube capillaire qui recouvre avec précision le conduit et permet de remplir le stylo plume sans mettre la section de la plume dans l'encre comme il est d’usage pour tous les autres types de stylos plume. L'opération de remplissage est donc propre et facilitée même si le niveau d'encre est bas dans l'encrier. 1988, est vite devenu un acteur incontournable de la scène stylographique mondiale. En 2003, la ligne Opera est lancée et devient une icône de la marque avec sa taille généreuse, sa ligne, où le cercle et le carré se mélangent pour une ergonomie améliorée, et ses qualités d’écriture. Depuis 2003, le stylo a évolué en intégrant les nouveautés Visconti. La fermeture du capuchon, à baïonnette, est rapide comme un encliquetage, fiable comme un pas de vis. La plume, de forme tubulaire, dite «Smart Touch», est en «Chromium 18». Sa forme est celle d’un tube capillaire qui recouvre avec précision le conduit et permet de remplir le stylo plume sans mettre la section de la plume dans l'encre comme il est d’usage pour tous les autres types de stylos plume. L'opération de remplissage est donc propre et facilitée même si le niveau d'encre est bas dans l'encrier. Par ailleurs, l'utilisation des stylos à bille a modifié la façon de tenir les stylos à plume pour de nombreux utilisateurs. En effet, le stylo à plume est maintenant souvent utilisé avec une inclinaison proche de la verticale et non à 45 degrés comme il était de coutume auparavant. Cette nouvelle pratique a été intégrée par Visconti pour définir l’inclinaison de la pointe de la plume dans le but de faciliter l'écriture pour les nouveaux utilisateurs, mais en l’adaptant pour les scripteurs habitués aux stylos à plume. Visconti propose aujourd’hui une nouvelle famille de stylos Opera qui intègre toutes ces inventions en recourant à un matériau issu de l’aviation, un alliage d'aluminium extrêmement léger. Il est proposé en plusieurs coloris et je teste un fabuleux «Monza», stylo noir à l’aspect métal brossé (avional anodisé noir) dont les attributs et la section sont en avional anodisé rouge profond. Il existe aussi en finition «Roadster» (noir et jaune), «Silver Shadow » (argent et graphite) et «Speedboat» (argent et bleu). Rouge et noir. Jeune et nouveau. L’émoi est réel. Ce stylo apporte un vent nouveau dans l’industrie du stylo à plume, c’est évident. Il fallait oser ces couleurs ! Le rouge et le noir ne rappellent pas la seule œuvre de Standhal. Les années 1980 avaient mis au goût du jour cette combinaison chromatique dans la mode, la teinte des voitures sportives et jusqu’à la chanson de Jeanne Mas, sortie en 1986. Voitures sportives ? Monza et son célèbre «autodromo» n’ont donc pas été choisis au hasard pour cette version noire et rouge ! Ainsi, trente ans plus tard,la recette esthétique fonctionne toujours, et avec quelle efficacité, comme le démontre Visconti ! Je retrouve avec bonheur le clip en forme d’arc, articulé sur ressort pour une tenue en poche optimale, la bague large qui orne le bas du capuchon et l’enjoliveur de l’extrémité du corps, tous trois de couleur rouge, comme la section et la petite bague qui décore le haut du capuchon, où figure le logo de la maison transalpine. Magnifique stylo ! Je le prends en main. Le contact du métal est agréable avec cette surface légèrement texturée. Le poids est contenu, en dépit de la grande taille de l’instrument. L’équilibre est remarquable et je ne poste pas le capuchon, car cela romprait ce bel équilibre. Je note au passage la douceur de fonctionnement de la fermeture à baïonnette du capuchon, inusable et efficace, rapide et originale. La plume est en parfaite harmonie avec le stylo, elle est plaquée en ruthénium noir. Elle est originale par son aspect et sa couleur et confère une personnalité hors du commun à ce Visconti. Ici, point de système de remplissage compliqué, et c’est heureux. Cartouche ou converter, c’est simple et efficace, propre et pratique. Un papier blanc, de grain fin, puis un autre, de type «ramette à photocopieuse», et enfin un cahier Clairefontaine, un flacon d’encre dont je tairai le nom (de bonne qualité et pas chère)… mes accessoires sont prêts et ma main impatiente. Une plume tubulaire ne peut pas, par effet mécanique évident, être flexible. C’est dit. Les aristocrates de la graphie, un rien obtus, passez votre chemin, ce stylo n’est pas pour vous. Ils sont sortis ? Nous voici entre nous, vrais amateurs de stylos, ouverts à tout, prêts à reconnaître qu’une plume en acier peut être meilleure qu’une plume en or et que la douceur vaut parfois mieux que l’excessive souplesse ! Et bien, tout cela correspond trait pour trait à cette fameuse plume «Smart Touch». De l’or ? Pas un micron ! De la souplesse, pas une once ! Mais quelle douceur ! Et quel débit efficace, que le stylo soit penché à 45 degrés, comme autrefois, ou tenu verticalement comme un Bic ! Douceur et flux généreux et constant, quelles que soient les contraintes exercées, la vitesse du trait, la pression sur le papier… Que demande le peuple ? (qui se traduit en «What else» en langage de torréfacteur). Je suis esthétiquement et techniquement séduit, et «scripturalement» conquis ! Cette merveille doit avoir un prix qui me ferait reculer, comme ces dames si elles avaient su la vraie nature de Julien Sorel ? Même pas ! Pour le prix d’un banal «biiiip*», vous vous offrirez ce superbe instrument, infiniment plus original qu’un «biiiip*», et moins onéreux qu’un «biiiip*» ! Je lâche un instant mon Visconti pour applaudir comme il se doit cette vraie réussite de la rentrée ! Allez le voir chez votre détaillant préféré, vous… repartirez avec ! (*)Toute ressemblance avec un stylo existant ou ayant existé serait strictement fortuite et ne saurait être imputée à l’auteur. NDLR : les «biiiip» correspondent à des instruments variés, de marques différentes, et ne visent aucune production en particulier…