Le Projet, La Rencontre.
13 juillet 2007 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°19 · Les articles
Depuis longtemps Giuliano Mazzuoli rêvait de confronter son énergie créative à la conception d'une montre, sans vraiment savoir comment l'aborder « différemment », ce qui est sa marque de fabrique. Puis un jour chez le médecin, tandis qu'on lui prend sa tension au cours d'un check up de routine, c'est l'illumination. Il regarde cet objet séculaire qui fait partie de notre inconscient avec ses yeux d'artiste et tout d'un coup le voit autrement. Mais oui, mais c'est bien sur, ce boîtier rond, cette graduation, la couleur du cadran, ce beige suranné intemporel, sont d'une modernité extrême. Il adapte le bracelet et crée la mon- tre Manometro. Il décide de rencon- trer Chronopassion pour leur présenter le projet, car il ne connaît pas le monde de la haute horlogerie, il ne sait pas comment ça marche, il veut un avis. Il est comme ça Giuliano. Pour Laurent Picciotto, le produit est encore un peu basique par rapport à ce qu'il a l'habitude de traiter et aux goûts de sa clientèle, mais il est fasciné par l'idée, par ce dessin étonnant, épuré. « C'est une réussite d'avoir été aussi puissant sur une montre ronde, cela crée une différence, une attraction. » Fasciné aussi par l'homme, cet italien sympathique, inventif, entreprenant, bourré d'idées et d'initiatives et d'une joie de vivre à l'italienne contagieuse. Il décide donc de l'aider à finaliser un chronographe, l'initie aux couleurs, aux codes, aux cadrans, aux complications. Et du fruit de cette collaboration de deux passionnés, chacun dans leur genre, naît une montre chronographe plus technique, plus haut de gamme, mais qui garde cette nouvelle fraîcheur. Giuliano Mazzuoli, jusque là en marge de l'uni- vers de la Haute Horlogerie, apprend et devient professionnel. Il comprend les contraintes, les finesses, comment ça fonctionne mais apporte toujours son regard différent. Tout le monde y trouve son compte.