LE HIBOU, UN DES DERNIERS CHEFS-D’ŒUVRE NAMIKI
21 décembre 2015 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°49 · Les articles · Gros plan
Depuis des temps immémoriaux, le hibou est considéré au Japon comme un oiseau de bon augure apportant le bonheur. Cela vient du fait que «fukuro», qui veut dire hibou, est constitué de deux homonymes, «fuku», qui signifie vie facile, et «ro», évènement bénéfique à venir ! En Occident, le hibou aussi est symbole de connaissance, de perspicacité et d’érudition. Il est vénéré comme le dieu de la sagesse sous le nom de Minerve pour les Romains et d’Athéna chez les Grecs. Il est très recherché comme porte-bonheur, notamment en période d’examen. Œuvre de l’artisan Yutaka Sato, 豊, ce stylo plume Empereur conjugue plusieurs techniques de Maki-é. C’est la technique du Rankaku (fragments de coquille d’œuf de caille) qui a servi à représenter les deux hiboux. L’un, perché sur un chêne japonais (« Quercus serrata»), orne le capuchon. L’autre, qui vole au-dessus des roseaux, décore le corps du stylo. Pour leurs yeux, réputés pour leur vue perçante, la technique Raden (nacre) leur donne par sa brillance une présence étonnante. Le chêne et les roseaux sont illustrés en Taka Maki-é. Le fond est traité en Togidashi Maki-é et, comble de raffinement, le haut du capuchon et sa bordure ainsi que l’extrémité du corps du stylo sont finement saupoudrés de poudre d’or. Lors des derniers Trophées internationaux du Stylographe, ce stylo a reçu le Trophée du Stylo d’Exception