L’UNION DE DEUX ARTISTES DE LA LAQUE
21 mars 2016 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°50 · Les articles · Gros plan
Inventée en Chine et déjà présente sous la dynastie Chang (1600-1046 av. JC), la technique de la laque s’étend ensuite vers d’autres pays dont le Japon, où sa maîtrise s’affine. L’art de la laque atteint finalement son apogée au IXe siècle. On trouve des objets en bois, en glaise ou en métal recouvert de laque et ornés de motifs décoratifs ou de personnages avec des incrustations de nacre ou d’ivoire. Ainsi, les panneaux du Salon Vieux-Laque sont l’expression d’un art perfectionné depuis des millénaires. Fidèle à sa réputation, Graf von Faber-Castell, dont les instruments d’écriture et les accessoires sont connus pour leur finition artisanale particulièrement soignée, a choisi les meilleurs artisans pour mener à bien le travail de cette matière si raffinée. C’est ainsi que la marque a pu mobiliser les talents de deux artistes incomparables dans leur domaine : la restauratrice du Salon Vieux-Laque, Silvia Miklin elle-même, et l’artiste japonais Tomizo Saratani, spécialisé dans la technique du Maki-E. Ensemble, ils ont imaginé un motif qui pouvait se diviser en trois parties et se répartir sur trois panneaux de laque. Avec minutie, chacun de ces panneaux est plusieurs fois recouvert de laque noire, polie et flambée à la main. Puis l’artiste peint avec soin le motif sur la laque et saupoudre le dessin encore humide, à plusieurs reprises, avec de la poudre d’or 24 carats dans différentes colorations. Il en résulte un relief qui reste encore visible après plusieurs couches protectrices de laque. On obtient ainsi le toucher très caractéristique de la technique Hira-Maki-E.