L’ART DU GUILLOCHAGE -PILOT CAPLESS LIMITED EDITION 2016
21 septembre 2016 — Les tests sous la loupe · Rubriques · Numéros · Le stylographe n°52 · Les archives · Les articles
Pilot ne se présente plus… Le Capless non plus. Ce stylo à plume rétractable né en 1964 est une formidable success-story non démentie depuis. Il devient aussi, avec le temps, un véritable thème de collection et les versions se multiplient, au gré des années. Comme d’autres marques, Pilot propose depuis quelques temps une série limitée annuelle de son fameux Capless ! Une collection dans la collection, en quelque sorte… Lorsque Pilot nous a proposé ce « nouveau » Capless pour un test, je dois avouer que je me suis demandé, l’espace d’un instant, ce que j’allais bien pouvoir vous raconter de neuf après avoir déjà soumis à ma loupe de nombreux Capless… Bon garçon, j’ai donc attendu ce stylo en me jurant de ne pas relire mes tests précédents. Il est arrivé et je me suis mis dans la peau d’un collectionneur de Capless. Le jeu des sept erreurs, d’abord : qu’est-ce qui change ? Si, il y a du changement, comme pour ces voitures mythiques dont on améliore sans cesse et discrètement les détails : le Capless 2016 est à celui de 1964 ce que la Porsche 991 est à la 911 d’origine. Si on retrouve la forme connue du stylo et son remarquable système de rétractation de la plume, assorti d’un clapet qui évite le séchage de l’encre, le clip « inversé » et l’absence de capuchon (cap-less), j’observe évidemment ce nouveau corps en laiton laqué noir et finement guilloché, marque de fabrique du « Limited 2016 ». Le guillochage n’est pas sans rappeler les stylos anciens en ébonite, dont le corps se couvrait de ces petites gravures qui jouent avec la lumière… Bien sûr, il est noir mais les reflets amplifiés par le décor en relief lui confèrent un aspect changeant, tantôt noir profond, tantôt couleur du ciel ou presque métallique, coloris dans tous les cas soutenu par ses attributs rhodiés. Je remarque qu’une inscription gravée vient habiter la bague inférieure de la double bande qui marque l’ouverture du corps. Elle donne à ladite bague un aspect presque précieux. On y trouve l’inscription « Pilot Limited Edition Japan …./2016 ». En définitive, ce Capless est aussi élégant que moderne, en rupture avec les précédentes éditions limitées. Lorsque j’ouvre le stylo pour le charger en encre, à l’aide d’une cartouche Pilot, je découvre – changement – un nouveau type de converter, en plastique transparent avec trois petites billes métalliques qui tintent agréablement entre elles lorsque le réservoir est vide. Ces billes ont pour fonction d’éviter la formation à l’intérieur du réservoir de bulles d’air préjudiciables au bon écoulement régulier de l’encre. Voilà une nouveauté utile ! Je retrouve le poids contenu du Capless. L’équilibre en main est toujours excellent et le pouce et l’index trouvent naturellement leur place de chaque côté de l’agrafe. La plume en or 18 carats, rhodiée bien entendu, sort d’un simple « coup de pouce » sur la tige rhodiée à l’extrémité du corps, avec ce double « clic » caractéristique qui donne envie de jouer sans cesse à répéter le mouvement magique qui sort et rétracte la plume ! Nerveux, abstenez-vous : vous risquez d’ajouter un nouveau geste à vos troubles obsessionnels du comportement ! Plume agréable, bien sûr, et on sait par expérience qu’elle gagnera encore en douceur et en souplesse à l’usage. Je prends mes notes avec aisance. Le débit est régulier, l’écriture facile et l’agrafe sert de guide : la position des doigts induit une position juste de la plume par rapport au papier… Chaque fois que j’écris avec un Capless, je comprends son succès : il est fa-ci-le ! Quand on sait que le prix des Capless le rend accessible, il devient urgent… de vous en procurer (au moins) un… Alors, pourquoi ne pas commencer par cette série limitée réellement réussie ?