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“L’âge de la chance”

21 décembre 2015 — Rubriques · Numéros · Les archives · Le stylographe n°49 · Les trophées du Stylographe · Les articles

13 ans ! Nombre porte-bonheur pour l’édition 2016 des 13es Trophées internationaux du Stylographe, remis le lundi 19 octobre dernier à Paris, à l’hôtel de l’Industrie, en face du parvis de l’église Saint-Germain-des-Prés, sous la présidence de l’écrivain Daniel Picouly et de Sandrine Treiner, directrice de France Culture. Si vous n’êtes pas frappé de triskaïdékaphobie, la phobie du nombre 13, alors savourez l’éventail des plus beaux stylos à plume de l’an 2016 ! Gérés par un jury d’une quarantaine de détaillants, vendeurs experts en objets d’écriture sélectionnés sur l’ensemble du territoire, les Trophées Internationaux du Stylographe sont décernés à l’initiative de l’APEM, Association pour la Promotion de l’Ecriture Manuscrite, créée en 2015, et du magazine Le Stylographe. Ils ont été placés cette année sous le parrainage de la prestigieuse fondation d’entreprise du Groupe La Poste et ont fait l’objet, comme l’an dernier, de l’attribution de trophées inspirés par l’œuvre d’Arnaud Kasper, «La femme plume». L’hôtel de l’Industrie est, avec l’église et le café des Deux-Magots, l’un des éléments les plus emblématiques du décor de la célèbre place SaintGermain-des-Prés. Il est le siège de la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale, qui l’a fait édifier en 1851, date depuis laquelle il est l’un des lieux de l’incitation à la modernisation et au développement de l’économie française mais aussi de la vie politique, sociale, culturelle et festive du quartier Rive gauche. L’hôtel de l’Industrie a toujours ouvert ses portes et ses salons aux chercheurs, aux conférences, aux démonstrations des esprits les plus prestigieux, comme ce fut le cas pour les pionniers de l’électricité dans les années 1880, ceux de l’air comprimé dans les années 1890 et ceux du 7e art : c’est dans sa grande salle que Louis et Auguste Lumière ont présenté pour la première fois leur cinématographe, avec le film «La sortie des usines Lumière» en 1895. On y a vu des expositions de prestige, comme celle sur les applications des matières plastiques à la vie quotidienne, dès la fin des années trente, ou encore le lancement de timbres liés à la Croix Rouge. Chaque année s’y déroulent depuis longtemps la cérémonie des «Chaptal de l’Industrie», réhabilitant l’image du chef d’entreprise, et celle des « Montgolfier», visant à soutenir les talents émergents. Au quotidien, la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale et l’hôtel de l’Industrie mettent à la disposition des entreprises dix salles et salons pour recevoir, tenir des réunions, présenter leurs modèles, exposer leurs productions et organiser des colloques de prestige. Les personnalités qui parrainaient chacun des dix prix remis à l’hôtel de l’Industrie avaient toutes quelques souvenirs liés à leur apprentissage de l’écriture. Trois femmes et sept hommes, parmi lesquels quatre comédiens, trois écrivains, un peintre, une femme de radio et une femme d’entreprise. Il y avait Andréa Ferréol pour le Trophée de l’Accessoire. La comédienne a plus de 100 films et 80 téléfilms à son actif... Elle est l’arrière-arrièrepetite-fille naturelle du célèbre poète et écrivain provençal Frédéric Mistral. L’acteur Geoffroy Thiebaut remettait le Trophée de la Jeunesse : il incarne le très méchant Vogel dans la série télévisée «Braquo» mais la gentillesse et l’affabilité naturelle du personnage montrent à quel point il est bon comédien. Jean-Claude Dreyfus attribuait le Trophée du Crayon et du Porte-mine. Il triomphe actuellement au Splendid dans «Le chant des oliviers».