EVOLUTION DANS LA DOUCEUR… -PARKER SONNET CISELÉ BLACK & SILVER GT
21 septembre 2016 — Les tests sous la loupe · Rubriques · Numéros · Le stylographe n°52 · Les archives · Les articles
Parker a revisité son Duofold, testé récemment, et poursuit le renouvellement de son offre avec le Sonnet, situé juste en dessous de son vénérable aîné dans la gamme. On rappelle que Duofold et Sonnet sont fabriqués dans les ateliers d’excellence de Saint-Herblain, à côté de Nantes. Le Sonnet est un stylo de taille moyenne, connu par tous les amateurs pour son talent d’écriture et son excellent rapport qualité-prix. Pensé pour remplacer le fameux Parker 75, il a toujours été disponible en plusieurs finitions, en métal ou en laque, et le nombre des variantes depuis son lancement commercial en 1994 (présentation fin 93) est considérable. Il constitue ainsi, comme un autre stylo testé dans ces pages, un thème de collection et le Sonnet est un bestseller indéniable. 1998, puis 2003 et 2010 verront arriver des nouveautés dans la famille Sonnet et d’autres évolutions ont été découvertes et testées depuis dans ces pages. 2016 marque donc une vraie évolution du design du stylo. Le nouveau Sonnet reste fidèle à sa ligne sobre et à sa taille relativement compacte ainsi qu’à son allure générale. Le modèle qui m’est confié est un Ciselé « Black & Silver » avec un corps en laque noire brillante et un capuchon en argent massif (925/1000) ciselé arborant le motif quadrillé connu depuis les premiers Parker 75 de 1964. Les attributs sont plaqués or. Je trouve sympathique que Parker ait su conserver dans sa large offre ce fameux motif ciselé en argent qui fait le bonheur des amateurs depuis un peu plus de cinquante ans ! C’est vrai que ce Sonnet a un petit côté « vintage » qui n’est pas pour me déplaire. Pour ceux d’entre vous qui préfèreraient un modèle tout argent ciselé… il est disponible ! Je rassure les passionnés d’équilibre : le capuchon en argent massif et le corps en métal laqué sont de masse comparable, procurant ainsi une balance tout à fait satisfaisante en main. Je note le nouveau dessin de l’agrafe, fidèle à la flèche emblématique de Parker mais très légèrement modernisée. Je constate aussi que le sommet du capuchon est un peu plus droit et comporte un enjoliveur plaqué or de forme plus géométrique. La bague de capuchon est assez large et comporte le logo et le nom de Parker. Si je ne suis pas un inconditionnel des capuchons à encliquetage, je sais que celui des Sonnet est fiable et durable. La section change assez substantiellement, puisqu’elle est en métal plaqué or satiné du plus bel effet. J’aurais bien tenté de satiner tous les attributs (clip, bagues et plume) pour encore davantage de cohérence esthétique… Les habitués du genre peuvent poster leur capuchon : cette pratique ne rompt pas le bel équilibre du stylo. Comme il est de longueur assez contenue, je me livre à ce postage que je fustige souvent…Capuchon enlevé, la plume s’exhibe. Elle est en or jaune 18 carats, gravée d’un dessin sobre. Elle est montée sur un conduit sophistiqué garant d’un flux régulier. A sec, je note une certaine flexibilité pour plus de confort. Je remarque aussi que, même non lubrifiée par l’encre, la pointe glisse avec douceur sur la feuille… L’opération de remplissage permet au passage de constater la remarquable qualité de fabrication et la maîtrise évidente des femmes et des hommes de Saint-Herblain qui produisent les modèles les plus prestigieux de Parker et Waterman. Ce savoir-faire français est à saluer comme il se doit… Cartouche ou converter en place, je vais vérifier si les qualités d’écriture du Sonnet sont bien au rendez-vous. A peine percutée, la cartouche envoie son encre dans les « veines » du Sonnet qui alimentent la plume avec le précieux liquide. Ah, que c’est doux… ! La pointe d’iridium glisse avec aisance, se joue des variations d’incidence ou de pression et remplit avec talent son rôle… J’oublie (volontairement) le stylo ouvert sur mon bureau et le retrouve en fin de journée : il reprend presqu’instantanément ! La plume moyenne que j’utilise sait presque tout faire : trait fin si j’effleure le papier, trait plus épais si j’appuie. On ne peut pas parler de plume réellement flexible mais il y a une indéniable souplesse, avec laquelle je ne ferai pas de pleins et déliés mais qui confère du confort à l’acte d’écrire. « Sonnet » trompettes ! Résonnez tambours ! Ce nouveau Parker est une réussite ! Son prix est sage, le coffret dans lequel il vous est vendu est élégant… On comprend que ce stylo restera un best-seller !