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Le stylographe n°47

En 1663

21 mars 2015 — Le stylographe n°47 · Rubriques · Numéros · Les archives · Innovations · Les articles

l’Anglais Samuel Pepys fait référence dans son célèbre journal intime à un porteplume en argent à réservoir. La plume évolue en 1702 grâce au brevet de Nicolas Bion, l’ingénieur de Louis XIV. De son côté, le porte-mine apparait, breveté en 1822 par les Anglais Sampson Mordan et Gabriel Riddle. Le porte-plume continue visiblement à muter en 1827 avec le Roumain Petrache Poenaru. Ce mathématicien dépose à Paris le brevet de plume portable sans fin, qui s’alimente elle-même avec de l’encre. Dans le même temps, entre 1820 et 1840, la plume métallique s’impose, le porte-plume avec elle. À partir de cette date il faut compter avec le Français Jean-Benoît Mallat ; en utilisant les plumes métalliques de son époque, notre horloger se rend compte qu’il reste à résoudre trois problèmes : la corrosion de l’acier au contact de l’encre, le manque de souplesse de la plume et l’autonomie insuffisante d’écriture entre une prise d’encre et la suivante. Dès 1842, il dépose le brevet de sa «plume inusable» réalisée en or, qui rend l’instrument non oxydable et plus flexible. Une nervure sous la plume consolide la pointe et fait fonction de réservoir pour l’encre.