Delta Interview De Nino Marino, Directeur De Delta Glamour Et Douceur De Vivre !
1 avril 2009 — Le stylographe n°25 · Rubriques · Numéros · Les archives · Les articles
Avec son fameux stylo porte-bonheur et sa collection dédiée aux gens heureux, Delta offre depuis un quart de siècle le soleil de l'Italie aux amateurs d'une marque bien séduisante… Et ils sont toujours plus nombreux. DOMINIQUE MURON : Pouvez-vous nous rappeler l'histoire de la marque Delta ? NINO MARINO : C'est en 1982 qu'est née, sous l'impul- sion de trois entrepreneurs, Ciro Matrone, Mario Muscente et moi-même, une nouvelle manufacture italienne de stylos nommée Delta. Installée depuis ses débuts près de Naples, la marque s'est fait remarquer très rapidement sur le marché du très haut de gamme pour ses qualités d'innovation et de créativité. Notre objectif était de satisfaire, partout dans le monde, la demande de clients particulièrement exigeants, connaisseurs, très sollicités par une forte concurrence, et de les séduire dans la durée. Pour obtenir ce résultat, nous avons tout naturellement choisi d'investir dans la qualité. Dans notre manufacture du sud de l'Italie, nos artisans, parmi les meilleurs professionnels du secteur, contrôlent rigoureusement chaque étape du processus de fabrication de nos stylos. Aucun détail ne leur échappe, l'excellence est à ce prix… Résultat : au cours des 15 dernières années, nous pouvons dire sans forfanterie que la marque a élevé le niveau de qualité de ses produits jusqu'à la (quasi) perfection. DM : quelle est, selon vous, la ligne qui vous représente le mieux ? NM : Bien sûr, je citerai immédiatement la collection Dolcevita, qui évoque si bien le luxe ensoleillé du sud de l'Ita- lie et son évidente créativité. « Le stylo des gens heureux » : quel merveilleux programme, n'est ce pas ? Nous les créons pour des hommes et des femmes d'exception sensibles à la douceur de vivre et sereinement convaincus d'avoir trouvé le bonheur… Ils nous inspirent ! Pour cette ligne Dolcevita, produite à partir de barres de résine pleines tournées à la main, nous avons osé une com- binaison flamboyante d'orange et de noir. L'orange et le noir que nous retrouvons aussi sous le nom de Markiaro dans no- tre large collection de maroquinerie, avec des étuis à stylos, des agendas, des serviettes, des parures de bureaux… On peut aussi évoquer une magnifique collection de montres qui répond à l'attente des inconditionnels de la marque. DM : Privilégiez-vous une image de glamour ou de sérieux ? NM : Bien sûr, je vous répondrai que nous tenons à une image de tradition et d'innovation : tradition puisque nous utilisons des matières comme la celluloïd pour nos éditions limitées et des systèmes mis au point au début du siècle der- nier – comme le système de remplissage à levier latéral. Pour le cœur de notre gamme, nous utilisons des barres de résine pleines travaillées à la main, toujours en combinaison avec des métaux précieux, l'or et l'argent massif. Pour ce qui est de l'innovation, je vous rappelle que notre manufacture fut la première à offrir des produits en fibre de carbone et en tita- ne, deux matières qui ont révolutionné le marché. Un exem- ple parfait d'innovation réussie ! Mais c'est sans conteste le glamour qui nous inspire et nous représente le mieux. Que serait la qualité sans le glamour ? Vous savez, nous ne som- mes pas italiens par hasard ! DM : Vous avez une stratégie de développement originale… NM : En fait nous sommes fiers d'accompagner les événe- ments importants de notre monde. Ainsi lors du sommet international du G7 qui s'est tenu en 1994 à Naples, « chez nous » donc, nous avons créé une édition limitée G7 éditée à 1994 exemplaires et nous en avons offert un exemplaire à chacun des sept leaders qui assistaient à ce sommet, Clinton, Yeltsin, Major entre autres… Les collectionneurs du monde entier ont voulu avoir à leur tour leur exemplaire ! Pour fê- ter le passage au 3e millénaire, nous avons proposé le stylo Jubilaeum 2000, le premier jamais créé au monde. Nous avons aussi eu l'honneur de créer une édition spéciale dédiée à Venise qui est devenue le stylo officiel de la ville. DM : quels sont vos projets pour l'année ? NM : Nos clients sont des collectionneurs avertis qui ap- précient notre signature. Pour eux, nous allons lancer cette année au moins quatre nouvelles éditions limitées. Voici ce que je peux d'ores et déjà vous révéler : la première célèbrera un anniversaire, dans la lignée du magnifique Israël 60 que nous avons proposé l'année dernière pour les soixante ans de l'État d'Israël. Après Adivasi, dédié au peuple originel de l'Inde, nous rendrons hommage à un nouveau peuple indigène. Après Caruso, Garibaldi, pour ne citer qu'eux, un nouveau stylo honorera un flamboyant personnage italien. Enfin, nous allons également lancer un thème tout à fait ori- ginal sur lequel vous ne m'en voudrez pas de garder le se- cret pour le moment… Notre objectif ? Tout simplement, continuer à croître régulièrement en proposant aux ama- teurs qui suivent notre marque de belles pièces à forte valeur ajoutée, sans jamais perdre de vue nos exigences initiales de tradition et d'innovation. Je pourrais ajouter aussi que nous allons nous efforcer de mieux pénétrer les marchés émer- gents, comme la Russie ou la Chine, qui manifestent beau- coup de goût pour les marques de luxe telles que la nôtre. Comme vous le voyez, la Dolcevita n'interdit ni la compéti- tivité ni la performance ! A gauche, la ligne Dolcevita ose la combinaison d'orange et de noir. A droite, Edition limitée Las Meninas de Velazquez, 200 pièces pour le monde.