Pour célébrer les cent ans de la mort de Jacques Rivière (1886-1925), la collection Bouquins publie l’essentiel du travail critique et romanesque de ce célèbre inconnu condamné à vivre à l’ombre de « La Nouvelle Revue française », dont il fut le directeur de 1919 à 1925. Le…
Par Jean-Pierre Guéno JACQUES RIVIÈRE L’HYPERSENSIBLE Pour célébrer les cent ans de la mort de Jacques Rivière (1886-1925), la collection Bouquins publie l’essentiel du travail critique et romanesque de ce célèbre inconnu condamné à vivre à l’ombre de « La Nouvelle Revue française », dont il fut le directeur de 1919 à 1925. Le plus brillant de sa génération Sa signature est limpide comme l’eau d’une rivière. Il fut l’un des critiques et des essayistes les plus brillants de sa génération. Il a été l’ami de jeunesse et le grand confident d’Alain-Fournier, l’auteur du « Grand Meaulnes », dont il épousa la sœur. Il est mort à 38 ans, à la suite d’une erreur de diagnostic qui ne sut pas différencier une grippe d’une fièvre typhoïde, ce qui est un comble pour le fils d’un grand médecin. Influencé par Maurice Barrès, qu’il découvrit en 1905, l’année où Alain-Fournier rencontra Yvonne de Quiévrecourt qui lui inspira le personnage d’Yvonne de Galais dans son roman, Jacques Rivière n’a cessé de passer au crible de son intelligence et de sa sensibilité les arts, les êtres et les choses. Celui…