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Culture & Célébrités

Giuseppe Sanmartino : le Cristo velato, un gisant qui ne laisse pas de marbre

10 septembre 2026 — Culture & Célébrités

Au départ, il y a la Capella Sansevero, une chapelle italienne du 17e siècle nichée au cœur de Naples. Il y a Raimondo di Sangro, prince de San Severo, surnommé le « prince sorcier », libre penseur, inventeur, anatomiste, adepte de sciences occultes, alchimiste, naturaliste,…

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Aperçu protégé · Le Stylographe n°76 · page 118 · 2 pages

Par Jean-Pierre Guéno LE CRISTO VELATO DE GIUSEPPE SANMARTINO : UN GISANT QUI NE LAISSE PAS DE MARBRE Au départ, il y a la Capella Sansevero, une chapelle italienne du 17e siècle nichée au cœur de Naples. Il y a Raimondo di Sangro, prince de San Severo, surnommé le « prince sorcier », libre penseur, inventeur, anatomiste, adepte de sciences occultes, alchimiste, naturaliste, astronome et franc-maçon. Il est officiellement autorisé à lire les livres interdits par l’Eglise. Il sent le bûcher. Les caves de ce palais regorgent de fioles, de fours et d’alambics dont il émane d’étranges vapeurs colorées, des cris incongrus et des odeurs entêtantes. Il parle plusieurs langues exotiques, dont l’hébreu et l’arabe. On dit de lui qu’il est capable de transformer l’eau en sang et qu’il sacrifie des êtres vivants, hommes et animaux, pour ses envoûtements et ses potions. On dit qu’il peut faire revenir des morts à la vie. À l’arrivée, il y a Giuseppe Sanmartino, un sculpteur italien né à Naples en 1720 et mort dans cette même ville en 1793. Curieusement, l’histoire n’a pas retenu la trace du…